“Straight Up”, la rom com fluide qui réinvente l’amour hors des cadres préétablis

Gay, bisexuel, asexuel ou ambivalent, Todd ne sait pas vraiment ce qu’il est. Même lorsqu’il tombe amoureux de la pétillante Rory, les choses ne sont pas simples. Atteint de TOC et éprouvant une aversion pour les fluides corporels, il devra tenter de se définir.

Straight Up démarre à pleine allure au rythme de dialogues mitraillette dont la rapidité évoque les screwball comedies de Howard Hawks (La Dame du vendredi, L’Impossible Monsieur Bébé), filmé à l’intérieur de cadres à la composition parfaitement symétrique (dont les influences bien identifiées naviguent entre Wes Anderson et les premiers Dolan).

Réinventer l’amour

D’abord extrêmement séduisante, cette hyperstylisation agace ensuite, pour mieux, in fine, enrichir intelligemment son sujet. Obsédé par le contrôle et la maîtrise, voulant à tout prix se rattacher à une étiquette, Straight Up se confond avec la difficile quête identitaire de son protagoniste.

Partant de stéréotypes très convenus, le film se complexifie finalement pour échapper à l’étiquette que l’on pourrait, un peu précipitamment, lui assigner. Il célèbre, à la place, la complexité des êtres et d’une identité qui n’aura pas besoin de mots pour se définir. Surtout, il s’investit courageusement d’une tâche dont on lui saura gré : réinventer l’amour, hors des cadres préétablis.

Straight Up de James Sweeney, avec lui-même, Katie Findlay, Cayleb Long (É.-U., 2019, 1 h 35). En salle le 26 octobre.

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